Me voici livrée à moi-même et à mes émotions.....

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Pour toi

Dimanche 14 août 2005

Sainte Séverine! Merci d'être là car sans toi je pleurerais souvent

Et je ne dis pas ça sans le penser; je t'adore...........

Vraiment! Tu m'as épaulé au début et tu le fais aujourd'hui encore

Et sache que je serai toujours là pour t'aider et te conseiller comme tu l'as fait avec moi.

Rien, ni même la distance ne changera ça.

Il faut pourtant se résigner, on ne se reverra peut-être jamais

N'y a t-il donc aucun moyen pour que cela n'arrive pas? J'y réfléchis...

En attendant, vive ma petite Séverine, vive ma petite Maya préférée!

 
Par Laurinou
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Jeudi 18 août 2005
Maman,

je rédige cette lettre de manière fictive, c'est vrai, car je décline tout véritable face à face avec toi. Toi et moi sommes deux êtres parfaitement opposés (hormis le fait que durant neuf mois nous ne faisions qu'un). Nous ne partageons aucun moment de tendresse, nous sommes comme étrangères l'une envers l'autre et cela depuis bon nombre d'années. Je n'ai donc pas reçu l'affection dont j'avais besoin, tout cela me manque encore d'ailleurs.

Cette affection, je comprends aujourd'hui que tu ne me la donneras jamais.Et s'il te vient un matin à l'esprit que tu n'as pas été assez présente pour tes enfants, que tu as mal agi, si tu décides de te ressaisir, de nous embrasser et de nous caliner, sache, oui sache que de mon côté, il sera trop tard. Je me suis habituée à cette vie.Cet affect qui nous a fait défaut, je le chercherai et le trouverai dans l'homme que j'aimerai et qui, croisons les doigts, m'aimera en retour.

Actuellement, ce qui me préoccupe, ce n'est pas de savoir si tu transformeras en mère modèle ou en mère compréhensive, mais je m'inquiète du lien , aussi minuscule soit-il, qui existait entre nous.Il y a quelques temps, malgré nos récurrentes disputes, nous étions parvenues à converser quelquefois. Mais à présent, je n'ai plus la moindre envie de t'adresser la parole. Te dire bonjour est devenue une "épreuve obligée", je n'y prends plus aucun plaisir. Lorsque tu t'approches de moi, je me crispe, comme si ta compagnie m'irritait. Lorsque tu me complimentes, je ne te crois plus. Lorsque je te regarde, j'ai souvent honte. Pas toujours, je l'admet mais de plus en plus parce que je ne concois pas que tu te laisses aller comme tu le fais.

Jamais un mot gentil de ta part, ton agressivité à pris le dessus. Tu n'as jamais su, tout comme papa, afficher tes sentiments et de ce fait, j'ai agi de la même façon envers vous. Aucun mot agréable à votre égard, aucun regard compatissant. Rien, plus rien. Juste cet éternel silence qui persiste entre nous.

Alors maman, écoute, je ne te déteste pas, je n'éprouve aucune haine envers toi, c'est un sentiment que je réfute, nous ne nous comprenons pas, voilà tout! Je le regrette un peu mais je ne suis pas rancunière. C'est pourquoi, je mets de côté ce passé désastreux et même ce passé récent, pour te dire que tu es et resteras pour moi, ma seule et  unique mère; et, s'il est vrai qu'il m'est impossible de te le dire et de te le démontrer, rien ne m'empêche de te l'écrire:

Je t'aime maman.

 
Par Laurinou
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Dimanche 25 septembre 2005

Je pense que le message parle de lui-même mais je tiens, comme à chacun de mes articles, à m'expliquer. C'est vrai que c'est un mot assez banal et surtout qu'on retrouve sur beaucoup de blogs. En général, on peut lire: "Merci à vous tous qui me lisez!" ou encore "Merci à ceux qui me laissent des commentaires!"ou bien les deux mais je ne vous dis pas Merci seulement pour ça! Non, si je vous dis merci c'est parce que sans vous en apercevoir, vous n'avez pas la moindre idée du bien que cela me fait d'avoir de vos nouvelles, de voir que quelques personnes qui rentrent dans un univers spécial parviennent à comprendre chaque jour un peu mieux Laurinou. Ca fait infiniment plaisir de pouvoir compter sur vous. Un simple bonjour m'apaise, un commentaire quelque soit son contenu, bon ou mauvais,me soulage. J'aime à penser que des personnes prennent leur temps pour m'écrire un "coucou" ou une opinion, une idée, un "je me retrouve", c'est beau et c'est pour cela que je dis MERCI!

Alors, MERCI à vous de me suivre depuis mon arrivée sur OB, MERCI à vous de m'encourager et de m'inciter à continuer encore sur ce blog, MERCI à vous de me faire passer des larmes aux rires et de la peine à la joie, MERCI de ne pas vous faire juge de ce que je peux écrire et pour certains d'entre vous MERCI, d'apprécier et de m'avouer que vous apprécier ce que ma plume virtuelle rédige. Je n'ai jamais été avare de Merci, c'est pourquoi encore une fois, je le dis et vous le souffle à l'oreille comme une douce mélodie que l'on oublie jamais, comme un secret murmuré discretement: Merci.

P.S: Il y a de la Vie en moi, de la joie et de l'humour, beaucoup d'humour et si j'avoue ne vous l'avoir que peu montré, je ferai un effort, en commencant par quelques articles plein d'humour, de mon humour.

Par Laurinou
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Vendredi 25 novembre 2005

A celui qui vit en moi...

 

Même si le passé reste le passé, les souvenirs jamais ne pourront s'effacer....

Même si aujourd'hui je tourne la page, le livre a débuté par notre voyage...

Même si je veux te rayer de ma vie, la plaie de mon coeur elle, demeurera à l'infini...

  

Je ne t'ai jamais dit

Que près de toi, je me sentais protégée,

Qu'avec toi, j'étais totalement rassurée,

Que de toi, je ne gardais que tes qualités.


Je ne t'ai jamais dit

Qu'à chaque silence, j'entendais le son de ta voix,

Qu'à chaque absence, j'imaginais que tu étais là

Que telle une évidence, je ne pouvais me passer de toi.


Je n'ai jamais su décrire

Tous les sentiments que j'ai éprouvés dans tes bras,

Tout mon abattement quand tu les éloignais de moi,

Tout ces moments où tu me réchauffais lorsqu'il faisait froid.


Je n'ai jamais su agir,

Au début, quand tout, entre nous deux, restait à faire

Au début de notre histoire simplement extraordinaire,

Au début, lorsque l'on a plus vraiment les pieds sur terre.


Je n'ai jamais su rester,

Pour régler nos problèmes et éviter de souffrir,

Pour régler nos disputes, j'ai préféré partir.

Pour régler nos conflits,  hélas j'ai choisi de fuir.


Je n'ai donc jamais su te garder,

C'est seule que j'ai dû en prendre la responsabilité,

C'est seule que j'ai affronté la triste réalité,

C'est seule que dans mon coin, je me suis mise à pleurer.

 

Mais malgré tout je n'ai jamais voulu t'offenser

Tu étais mon sourire, ma douceur et ma gaieté,

Tu étais ma drogue, ma boisson alcoolisée,

Tu étais mon tout, tu le savais, c'est moi qui t'ai abandonné.  

Par Laurinou
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Lundi 30 janvier 2006

Je lui tiens compagnie

Depuis plus d'un an et demi,

Elle est drôle et très gentille

Avec son attitude de petite fille.

 

Elle vit en appartement avec sa fille ainée,

Qui travaille les dimanches et jours fériés,

Alors que faire seule, toute la journée?

Attendre le retour de son enfant tant aimé.

 

Levée, habillée, prête pour 9h du matin,

Elle attend l'infirmière pour chaque soin.

Sa fille quitte le foyer aux aurores,

Elle se retrouve à ne rien faire et s'endort.

 

Je n'apparais que pour lui tenir compagnie

Les samedis et dimanches après-midis,

Et quelquefois les matins et soirs,

Mais je ne rentre jamais bien tard.

 

Elle et moi nous entendons très bien,

Nous discutons souvent de tout et de rien,

Nous nous soutenons main dans la main,

Nous avons tout simplement établi un lien.

 

Elle me parle de ses père et frère perdus

Qui hélas, durant la guerre n'ont pas survécu;

Et, quand ses yeux rougissent d'émotions,

Je dis: "Ils sont sûrement mieux là où ils sont." 

 

Elle me répond: "Ce sera bientôt mon tour",

A quoi je réplique "Profitez de chaque jour!".

Elle me regarde longuement et me sourit

Ce qui vaut pour moi le plus grand des Merci.

 

Mais ma présence de temps en temps

N'est pas comparable aux moments

Qu'elle passe avec ses grands enfants.

Malheureusement, elle est seule à présent.

 

Je comprends que cette situation l'ai touchée,

Moi-même je crois que je ne pourrais le supporter.

Alors, un jour elle a probablement dû en avoir assez.

Et comme une petite fille, a reussi à se faire remarquer.

 

Grande consommatrice de café et de vin,

Un jour pourtant, elle dit n'avoir plus faim.

Son appétit se serait effondré, parti en fumée.

Elle n'avala désormais plus aucune bouchée.

 

Seulement pour une femme âgée de 93 ans,

Tomber à 36 kilos, c'est rudement inquiétant!

Elle qui avait déjà d'autres nombreux soucis,

Celui-là vînt se refléter sur son corps meurtri.

 

Elle faisait de la rétention d'eau,

Ses jambes étaient de réels poteaux;

Et sur le reste de son corps, loin du Beau

Il n'y a encore aujourd'hui que "la peau et les os".

 

C'est cette vieillesse qui me terrifie,

Elle vit mais allonge chacune de ses nuits.

Elle est capable de manger,

Mais grâce à l'aide d'un dentier.

 

Elle est capable de marcher,

Mais a besoin d'être épaulée;

Elle peut même parler et écouter,

Mais le son doit être amplifié.

 

Elle ne peut plus du tout sortir

On craint qu'elle ne chavire;

Son visage extrêmement ridé,

Laisse penser qu'elle est épuisée,

 

Et sa peau entièrement plissée,

Laisse entrevoir un corps tout fripé.

Malgré tout, c'est comme ca, je l'apprécie,

Elle est à mes yeux, une troisième mamie.

 

Je serai sûrement comme cela dans quelques années,

Laide, vieillie, édentée, agonisante, amorphe et ratatinée,

Mais si j'avais sa force, son expérience, sa vie menée,

Ce serait pour moi, un cadeau que le ciel me ferait.

Par Laurinou
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