
Me voici livrée à moi-même et à mes émotions.....

Je ne connais pas l' Amour
J'ignore presque tout de la Confiance
Ils m'ont fait défaut le jour
Où j'ai découvert ce qu'est l'absence.
J'ai souffert d'être seule et critiquée
Par ma famille, moi-même, tout mon entourage
Et ces autres que je ne saurais citer ;
Oui, j'ai eu mal et j'en ai perdu tout courage.
Mais il faut vite te détromper.
Je n'écris pas pour raconter mes peines,
C'est simplement pour t'imaginer
Ce que tu as pu créer en quelques semaines.
J'en parlais quelques jours avant de t'apercevoir
Et pensais que ce ne serait qu' affabulation
Mais dans une incroyable lueur d'espoir
Il m'a envoyé du ciel le spécimen de mon imagination.
Déconnectée de la réalité,
Tout, pour moi, était apparent.
Peut-on vraiment m'exaucer
Après tant de temps?
De beaux bras pour me protéger,
Un visage malicieux pour me faire chavirer,
Un corps d'athlète pour m'écrouler
Et un coeur ouvert et généreux pour me faire succomber.
Je me délecte de ta présence,
La douceur de ta peau ensoleillée,
La chaleur de tes mots, mon effervescence
Et l' étincelle dans mes yeux quand les tiens s'y sont posés.
Je me saoule de tes gestes délicats,
M'enivre de ce contact délicieux
Et, dans un voluptueux lit de tendresse, je bois
Les paroles édulcorées de cet homme si affectueux.
Tel le plus mignon de mes péchés,
Il s'inscrit en moi petit à petit.
L'un sur mes hanches, de chaque côté;
L'autre dans mon esprit.
Sans trop en dévoiler
Il me captive et me motive,
Il efface certaines mauvaises pensées
Et la flamme, peu à peu, il ravive.
Je ne délaisse pourtant pas mon bouclier;
Ma seule défense contre les trahisons de l'homme.
Trop tôt pour m'en défaire, je me sens sécurisée
Malgré l'envie forte devant toi de baisser les armes.
Trop tôt pour effacer ces craintes refoulées,
Navrantes faiblesses déguisées en timidité.
Trop tôt encore pour parler d'entière sérénité
Quand je tente de trouver les raisons qui, vers moi, l'ont poussées.
Certes, je doute mais ne me plains en rien.
J'ai obtenu la faveur du Ciel...Enfin!
Et quand le manque se fait béant, je me souviens
De ses baisers, de ses caresses, de ses câlins.
Voilà l'histoire d'une innocente envoutée
Par un magicien au charme et à la beauté décuplés.
Le temps me dira si c'est mirage ou vérité;
Si, bonne est la chance que je veux nous donner.
Je ne sais pas si ça durera le temps de me rendre à la porte et la refermer,
Je ne sais pas si notre histoire va se consumer ou s'éterniser,
Je sais seulement que jusqu'à présent "Dieu a donné" à Laurinou plus que ce qu'elle n'espérait.
Je ne connais pas l' Amour,
J'ignore presque tout de la Confiance
Mais j'y goûterai le jour
Où Il gommera mes absences.

C'était étrange aujourd'hui
La sensation que j'ai ressenti
Quand après l'avoir revu,
Lasse et troublée je me suis étendue.
Je n'ai fait que ressassé,
En long, large et de tous les côtés,
Cette émouvante journée,
Quand son regard sur moi, s'est posé.
Les mains moites, le coeur serré,
Je désirais l'approcher,
J'en trépignais rien qu' à l'idée,
Mais hélas, je suis restée figée.
C'était là ma première frustration,
Ce mélange entre résistance et attraction,
Mais très rapidement j'ai tenté d'oublier,
Cette anecdote entièrement ratée.
L'importance n'était pas située là,
Elle résidait à l'intérieur de moi,
Cette inexplicable sensation
Me rongeait au plus profond.
Il me faut avouer qu'à l'instant,
Je suis comme le soleil levant :
Libre, soulagée dans le silence
Je m'aperçois que j'aime ton absence.
(Ecrit il y a longtemps mais jusque là jamais publié)

Il ne m'a jamais dévoilé
Ce qu'il y a de l'autre côté.
Doucement il met au parfum,
Ces Hommes au céleste destin,
Ces êtres rebaptisés "défunts".
De l'autre côté
Il y a bien des nuages sur lesquels danser
Un nouveau monde aux milles péchés
Des visages étrangement étoilés
Peut-être même un univers de torturés.
De l'autre côté
Il peut y avoir un tunnel sans fin,
Un rituel incroyablement anubien,
On pourrait peut-être même trouver le néant
Mais concrètement, on ignore le dessein qui nous attend.
Chez tous, la peur et la curiosité
Se sont l'une et l'autre mêlées
Afin d'élucider ce qu'il y a de l'autre côté.
En grandissant, j'ai appris
Que le plus grand mystère de la vie
Est sans nul doute celui de la mort et ce qui suit.
De l'autre côté
Il y a bien des nuages sur lesquels danser
Un nouveau monde aux milles péchés
Des visages étrangement étoilés
Peut-être même un univers de torturés.
De l'autre côté
Il peut y avoir un tunnel sans fin,
Un rituel incroyablement anubien,
On pourrait peut-être même trouver le néant
Mais concrètement, on ignore le dessein qui nous attend.
Finalement ça nous est égal de tout savoir,
Le temps nous le fera vite découvrir.
Comme il est si bien dit: Nous le dira l'avenir.
Maintenant la vie va continuer
Et je vais pouvoir me concentrer
Sur ce qu'il y a de mon côté.
(dixit Laurinou)

Beaucoup de dents sont abimées.
Il aurait pu éviter ce manque de dents
S'il n'avait pas opté pour un cabriolet.
On l'avait pourtant prévenu
De la nécessité de soins passagers,
Si seulement il l'avait écouté et cru,
C'est un beau sourire qu'il aurait retrouvé.
30 ans et cependant,
Il ne voit plus le bout de ses pieds.
A voyager bien trop souvent,
Ses soins oculaires ont été oubliés.
On l'avait pourtant prévenu
Que des analyses étaient indispensables;
Si seulement il avait pris le temps et cru,
Sa vue ne serait pas si lamentable.
30 ans et toutefois,
C'est à cet âge que nait sa surdité.
Dans ses oreilles beaucoup de dégâts
Causés par une sono sans cesse amplifiée.
On l'avait pourtant prévenu
Des risques d'une musique assourdissante;
Si seulement il l'avait entendu et cru
Sa surdité nouvelle n'aurait pas été si évidente.
30 ans et malheureusement
Il vit avec une surcharge pondérale non pondérée.
A privilégier la restauration faite rapidement
Son poids a doublé en quelques années.
On l'avait pourtant prévenu
De ne pas manger trop gras, trop sucré, trop salé;
Si seulement il l'avait compris et cru
Il ne serait pas obèse à l'heure qu'il est.
Mon ami,
On te l'avait bien dit :
"La Santé,
Y'a que ça de vrai"

J'essaie. J'échoue.
C'était juste un mois. Et là presque un an.
C'est comme un poids. Et je descends.
Souvent j'accepte. Parfois le flou.
L'homme peut destabiliser.
Il peut faire passer du rire aux larmes.
Il en est de même pour une femme
Mais elle le fait pour aimer et non apprivoiser.
Certains hommes veulent se sentir appréciés,
Choix pathétique d'un manque d'assurance refoulé.
Il leur faut séduire un nombre de femmes incalculé,
Quand elles, elles ne désirent que l'Homme qui les estimerait.
Par-ci par-là des nuances
Mais l'inquiétant constat toujours demeure,
Parfois lors de mes absences
Je sens sa peau, ses lèvres et son odeur.
Délicatement à l'encre de Chine,
Il a calligraphié mon coeur
Et c'est de ses doigts qu'il dessine
Le mot FIN sur ma Douleur.
J'essaie. J'échoue.
C'était juste un mois. Et là presque un an.
C'est comme un poids. Et je descends.
Souvent j'accepte. Parfois le flou.
...
L'homme livre et délivre des peines
C'est pourquoi on l'aime autant qu'on le hait.
Nous saurons à vie leur pardonner les souffrances causées
Alors qu'eux, changeront leur tristesse en haine.
Certains hommes s'enlisent dans leurs mensonges.
Ils s'empêtrent maladroitement de mille cachoteries
Que notre patience dévoile et que décèle notre esprit.
Leur indifférence s'oppose alors au mal qui nous rongent.
Par-ci par-là des nuances
Mais l'inquiétant constat toujours demeure,
Parfois lors de mes absences
Je sens sa peau, ses lèvres et son odeur.
Délicatement à l'encre de Chine,
Il a calligraphié mon coeur
Et c'est de ses doigts qu'il dessine
Le mot FIN sur ma Douleur.
J'essaie. J'échoue.
C'était juste un mois. Et là presque un an.
C'est comme un poids. Et je descends.
Souvent j'accepte. Parfois le flou.
