Me voici livrée à moi-même et à mes émotions.....

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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 10:36

 

 

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Il était une fois un homme et une femme nus ou presque dans un jardin.

Rapidement, ils se plurent, paraît-il, puisqu'ils finirent par engendrer la vie sur terre. Métaphoriquement, les gens aimaient dire que cet homme avait amené la vie en ayant goûté au « fruit défendu ». On comprit bien vite de quoi ils parlaient !!! Ce fruit était caractérisé à ce moment-là par une pomme. D'ailleurs aujourd'hui tous les hommes doivent en vouloir à ce petit gourmand parce que par sa bêtise, ils doivent vivre avec un morceau coincé dans leur gorge. Et par dessus le marché, elle porte le nom de cet homme!

Je crois qu'il se nommait Adam. Oui, c'est ça. C'est drôle parce que dans ce jardin, ce cher monsieur ne fit pas son difficile. Il ne se dit pas qu'il manquait un peu de poitrine à cette femme, ou qu'elle avait un peu trop de hanches et de ventre ou encore qu'elle n'était pas brune. Non non, il la trouvait, à l'image de cette belle pomme rouge, à son goût. Peut-être était-ce parce qu'elle était l'unique femme de ce jardin. Peut-être que si elles avaient été plus nombreuses, les choses auraient été différentes. Qui sait? Ce qui est drôle aussi, c'est que cette demoiselle ne se sentait pas complexée pour un sou. A moins qu'on m'ait menti, à moins qu'on me l'ait tu. Ève, cette jeune femme, virevoltait dans ce jardin, nue, sous les yeux d'Adam qu'elle ne connaissait même pas. Il la choisit elle, pour être le berceau de la vie. Et voilà, qu'ensemble ils vécurent heureux et donnèrent vie à tant d'enfants qu'ils peuplèrent une Terre entière.

 

ET NOUS NAQUÎMES PLEIN DE BELLES REVERIES EN TETE.

 

 

Quelques millions d'années plus tard, il y a un homme et une femme dans un jardin mais pas nus parce que certains textes les qualifieraient d' « exhibitionnistes ». Ils risqueraient de se faire arrêter et l'un derrière les barreaux, l'autre dehors, ils ne pourraient pas procréer (quoique!). Bon, donc un homme et une femme vêtus sont dans un jardin. Tallulah passe et repasse devant ce beau jeune homme bien musclé. Aujourd'hui, il est courant de porter tous types de prénoms, comme si un bon caractère ou une plastique parfaite ne suffisaient plus à se différencier. Donc Tallulah se pavane devant Jimmy (les prénoms anglo-saxons sont à la mode eux aussi...) et finit par attirer son attention. Il faut dire que les effets du footing de Tallulah sont visibles. Elle n'a plus de ventre et sa poitrine, pourtant si petite, paraît bien plus généreuse grâce au wonderbra qu'elle a acheté quelques jours plus tôt.

 

Mais, Jimmy ne peut pas admirer le corps de sa belle comme Adam l'avait fait des années avant lui. Elle est couverte et recouverte de la tête aux pieds. Et c'est donc beaucoup beaucoup plus lentement que nos deux héros « apprennent à se connaître » et s'apprécier. Un, puis deux, puis trois rendez-vous et ils n'ont toujours pas repeuplé la planète. Pourtant chaque fois qu'ils se rencontrent, un nouveau vêtement tombe à terre. Les repas s'enchainent. Oui, aujourd'hui l'homme doit utiliser de « l'argent » pour nous prouver son intérêt. Et par dessus le marché, il ne s'agit pas de prendre un fruit et un légume à leur arbre pour se restaurer. Non, dans une assiette, on peut trouver un potager entier et quelques animaux morts souvent. Bref, après un nombre incalculable de dîners les choses avancent et enfin, Jimmy peut lui aussi goûter au fruit défendu. On pourrait penser que leur histoire s'arrête là et que ça y est la descendance est assurée mais détrompez-vous, parce que Jimmy ne nous a pas tout dit. Tallulah et lui ont utilisé des « moyens de contraception » qui leur permettent de retarder pour une durée indéterminée la conservation de notre espèce. Très intelligent, Jimmy avait remarqué quelques autres femmes dans ce jardin et parce qu'il est très gourmand, il avait décidé de goûter à tous ces fruits, sûrement pour savoir lequel était le meilleur. Je crois qu'il est le premier à avoir intégrer l'idée de manger cinq fruits et légumes par jour. On trouve les légumes dans l'assiette, les fruits dans les jardins...

Pendant de temps, étant donné que Tallulah a fait beaucoup d'efforts pour plaire à Jimmy et qu'elle n'a pas envie de recommencer le parcours avec une autre personne (c'est trop long et son horloge interne tourne...) elle se dit que Jimmy est « le bon » (il faudra m'expliquer cette notion d'ailleurs...) et qu'à leur prochaine nuit tendre, elle commencera à repeupler la Terre avec lui.

Alors un soir après le travail (oui parce que les femmes et les hommes travaillent maintenant, ils ont moins de temps libre qu'Adam et Ève), elle se prépare et elle ôte sa protection anti-peuplement, comme Jimmy d'ailleurs qui, puisqu'il connait le fruit de Tallulah par cœur, pense ne jamais avoir d'intoxication alimentaire. Et après leur petit feston nocturne, notre jeune héroïne tombe enceinte.

Mais, peut-être que pour Jimmy le processus de repeuplement n'est pas assez rapide (un enfant voire deux en 9 mois) alors il décide que chacune de ses conquêtes enfantera mais il ne faut pas le leur dire parce qu'elles ne seraient pas d'accord sinon. Il en est sûr.

Quand les enfants sont en route, malheureusement pour Jimmy, toutes les futures mères voient leur fruit attaqué par un petit microbe venant de lui et des mauvais germes qu'il a transportés d'une femme à l'autre. Elle comprennent la supercherie, sont tristes et décident de se venger. Elle font appel à un homme au nom de fruit (c'est bizarre ça d'ailleurs) pour les aider à ruiner Jimmy et bien évidemment, au vu de leur état, cela fonctionne.

 

Et voilà que chacun de son côté, Tallulah et Jimmy vécurent dans la haine et le mépris et donnèrent vie à tant d'enfants qu'ils surpeuplèrent la Terre.


 ET NOUS NAQUÎMES PLEIN DE TRISTES REALITES EN TETE

 

Par Laurinou - Publié dans : justecommeca
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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 03:42

 Un grand merci pour vous lecteurs qui ne désespériez pas de me voir revenir un jour sur la toile. On n'est jamais sûrs qu'on a besoin de quelque chose tant qu'on n'en ressent pas un manque terrible. Annie Girardot a dit une fois qu'elle ne savait pas si elle avait manqué au cinéma mais qu'a elle le cinéma a manqué. Aujourd'hui je peux dire, que sur cette planète qu'est la blogosphère, je ne sais pas si mon écriture est essentiel mais il est essentiel pour moi d'écrire. J'espère ne pas ou ne plus vous décevoir par ces absences plus que prolongées et je pense à vous.

 

A bientôt

Laurinou


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Avant j'écrivais

 

J'avais le temps, j'avais l'envie

 

J'aimais vous dire, j'aimais vous lire

 

J'aimais parler, analyser

 

J'avais besoin d'être écoutée.

 

Avant j'écrivais.

 

 

 

Un jour est venu

 

Où j'ai grandi, où j'ai appris

 

J'ai réfléchi, puis j'ai fléchi,

 

J'ai travaillé, j'ai avancé,

 

J'ai dû enfouir ma volonté.

 

Un jour est venu.

 

 

 

Et puis le manque.

 

D'amis, d'amour, et de vos mots

 

De mercis, de biens et bravos

 

Quels sourires, bontés de l'âme

 

J'ai laissé en devenant femme!

 

Et puis le manque.

 

 

 

Alors j'ai prié.

 

Que la flamme ne se consume

 

Que se noie mon amertume

 

Et j'ai puisé au plus profond

 

Que vous aimiez toujours mon ton.

 

Alors j'ai prié.

 

 

 

Et je suis là.

 

Prête à vivre « juste comme ça »

 

Prête à créer une autre fois

 

Sans oublier que je vous dois

 

Cette écriture qui me fait « Moi ».

 

Et je suis là.

 

 

Par Laurinou - Publié dans : justecommeca
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 11:03

 

 

Tellement d’amour à donner sur cette Terre.

Tellement de choses à découvrir.

Tellement de souffrances à endurer

Et d’épreuves à traverser.

 

Je vis pour l’Amour.

Pour toutes ces fois où mon cœur palpitera,

Au baiser d’un bel Apollon ;

Où mon souffle se coupera

Sous le coup d’une vive et belle émotion.

Pour toutes ces fois où je sourirais de tenir ta main,

En corps à corps, en balade et en malheurs ;

Où triste de tes départs, je prierai soir et matin

Afin de ressentir à nouveau ta peau et ta chaleur.

Pour toutes ces choses que diront les Hommes

Pour nous embellir, nous consoler, nous séduire ;

Ces choses qui parsèment nos vies, en somme,

Qui les bonifient, les éblouissent avant de mourir.

 

Je vis pour apprendre.

Pour toutes ces fois où je rencontrerais celui

Dont je voudrais connaitre vices et secrets ;

  subjuguée par sa bonté et son esprit

Mon ego faiblirait et mes doutes failliraient.

Pour toutes ces fois où tu m’initieras à tes passions

Et que ma gaucherie nous fera fondre en larmes rieuses ;

Où dans nos disputes, je refuserais quelconque soumission

Mais que tes mots m’apparaitront comme des paroles pieuses.

Pour toutes ces choses que nous retiendrons au fil du temps

Voyages, péripéties, odeurs, et  recettes de nos aïeux

Ces choses comme les pleurs ou les rires de nos enfants

Qui, à chaque remémoration, voileront les prunelles de nos yeux.

 

Je vis pour souffrir aussi.

Pour toutes ces fois où je serais blessée, blousée, blasée,

Que je craindrais de ne savoir me relever face à l’adversité,

  lorsqu’à genoux j’attendrais la lueur dans ce noir de jais

Et que je l’apercevrais car elle finit toujours par arriver.

Pour toutes ces fois où tu me cacheras ton comportement vicié

A prétendre vouloir me préserver  et me ménager,

Où, trahie, je dirais mille et unes horreurs à ton sujet,

Pour me sortir de toi, et noyer, à vie, mes nombreux regrets.

Pour toutes ces choses qui heurtent au début, aident à la fin,

Nous anéantissent d’abord, nous rendent plus forts  ensuite,

Ces choses que l’on aimerait n’avoir jamais vécu, connu en rien

Qui, pourtant, ont fait ce que nous sommes adulte, ado et bambin.

 

Vivre pour la Vie, vivre à fond, vivre à en mourir.

Tout simplement parce qu’il y a tout à aimer dans la Vie.

Par Laurinou - Publié dans : justecommeca
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 21:09


          Il n'y a pas de mots. Pas de mots pour décrire cette relation. Et pourtant je veux tenter de l'expliquer, de comprendre, de vous faire comprendre. La rime est inutile ici, la prose de rigueur. Le verbe bien tenu, vous aurez tout sans savoir rien.

          Tout d'abord, il y a cette Souffrance. Celle qui vous tient, qui vous prend et ne vous lâche plus. La Souffrance d'aimer et celle de ne pas l'être en retour, la souffrance d'avoir été trompée et celle de continuer à aimer malgré la peine. Je souffre d'être consciente que tout est fini et d'arriver à  l'accepter mais d'espérer toujours un peu. Pour être honnête, e, plus de connaître la Souffrance, je vis avec une boule au ventre, un énorme noeud. Et si on le dénoue, on y trouve deux fils. L'un d'eux comporte toutes ces belles phrases que je n'ai jamais dites, ces déclarations jamais faites, par peur de sa réaction. Il y a tous ces non-dits qui auraient peut-être égayé nos visages trop souvent froissés. Je t'assure que si j'avais pu, non, si j'avais su, j'aurais usé des plus doux mots pour te faire rester.
          Mais il y a cet autre fil tissé à partir de nos erreurs, des siennes surtout, des paroles blessantes, des gestes d'indifférence, des preuves d'une relation bien plus légère que sérieuse, de tous ces rendez-vous ratés ou presque et de tous ces rendez-vous attendus qui ne sont jamais venus. C'est ce fil qui m'essouffle et me décourage, celui qui me laisse entendre que tout n'était qu'illusion. Et je regretterais sûrement mes dires ou mes silences mais je ne trouve que ce moyen pour me sortir de toi, pour te sortir de moi. Je préfère dire "Je vais très bien" plutôt que "Ça va mais tu manques à ma vie", je préfère ne pas prendre de tes nouvelles ou m'éloigner doucettement plutôt que de savoir que tu es au mieux ... sans moi; que tu as fait d'autres rencontres, une nouvelle rencontre. Je préfère ne pas m'imaginer tes possibles occupations quand tu ne décroches pas ou tardivement.
          Oui, d'accord je l'avoue, j'ai mal de te voir partir petit à petit, j'ai mal de ne pas pouvoir te rendre plus haureux alors que je te donne, du moins, j'essaie de te donner le meilleur de moi. Et j'ai mal que tu ne veuilles même pas essayer de donner le meilleur de toi, pour moi, pour nous. Je sais où mettre le mot FIN mais ma plume est encore trop fragile pour l'écrire définitivement. Peut-être ne tarderas-tu pas à le faire à ma place!

          Dans cette relation, on observe aussi la Faiblesse. La mienne. Parce que loin d'être le serpent qui rampe, je pourrais, au son de quelques paroles édulcorées, me laisser surprendre à nouveau et être prise dans ses filets.Quand je parle de ma faiblesse comme étant unique, c'est parce que je veux vous voir comprendre.
D'autres femmes comme moi, peuvent par moment se sentir faibles dans certaines situations mais dans cette relation je suis seule. Seule à aimer au point de mentir à mes meilleurs amis, à aimer au point de contredire ma famille et ses idéaux, à aimer au point de cacher sous de faux airs de gaieté continuelle ma peur de le perdre définitivement .

          Comment tout expliquer? Je souffre avec lui mais sans lui mes soucis et mon humeur se noircissent davantage. Je suis souvent triste. Une chanson, une musique, un film, une pièce, une tenue, un post-it, un lieu ou tout autre chose me fait penser à lui. Parfois en mal. Oui parfois je suis en colère.
Comment peut-on autant apprécier quelqu'un qui ne semble pas vouloir vous inclure dans sa vie? comment peut-on apprécier autant quelqu'un qui vous culpabilise pour des fautes que vous n'avez pas commises? Je crois d'ailleurs que la question n'est pas vraiment comment puis-je l'apprécier dans de pareilles circonstances mais simplement comment l'aimer? Comment l'aimer pour qu'il s'ouvre, qu'il ose se montrer vraiment et non comme il se montre aux yeux du monde entier. Je ne veux pas faire partie du monde entier, ou pas seulement. Je veux entrer dans son monde caché comme il est entré dans le mien.
          Parfois une petite chose me fera penser à lui en bien. Et c'est là où je réalise que l'un comme l'autre nous ne nous sommes pas assez dit ce que l'on aimait chez l'autre. Faites-moi plaisir et si vous vous comprenez un temps soit peu mon message retournez-vous, ou prenez votre téléphone et rappelez à vos proches combien ils comptent pour vous et surtout dites leur ce qui vous plaît chez eux, de sorte qu'ils n'oublient jamais que votre présence est essentielle à leur vie. Faites-le et à défaut de pouvoir moi-même le faire, vous aurez égayer votre journée et la mienne aussi.
Si j'avais pu le faire avant de le perdre, je lui aurais dit que j'aimais me perdre dans ses bras, pour m'y sentir en sécurité, qu'une simple étreinte me faisait frissonner, que j'aimais sa tendresse et sa volonté de me redonner confiance quand je n'y croyais plus, que j'aimais sa façon d'écrire, sa droiture, ses départs aussi quand je savais que ses retours seraient joyeusement fêtés. J'aimais le voir dans son manteau blanc, j'aimais son rire, à vrai dire, j'aimais la personne que j'ai rencontré et qui m'a séduite en proposant que nous nous apprenions mutuellement ce pour quoi nous étions doués.
          Il se souvient de pleins d'anecdotes mais je me souviens de tout. De notre rencontre et notre première conversation, de la première soirée, bien entourée; des doutes que j'ai eu le concernant ce jour-là, du premier baiser, de la première peine, de son "Moi aussi je tiens à toi" ou d'un jour du mois de mai ou j'ai appris que je lui manquais. Les paroles rares sont marquantes le plus souvent. Mais je me souviens aussi de choses, petites en apparence. Mais les narrer prendraient bien trop de place sur cette page. Je préfère laisser jouer ma mémoire pendant quelques minutes avant de me reconcentrer.

          Je me lèverai peut-être demain en souriant de m'être perdue dans une âme que je croyais être faite pour moi, du moins, pour un plus long moment; ou au contraire je regretterai encore de n'avoir pu lui dire en face toutes ses pensées. Je ne sais pas. Ca ne dépend plus de moi. J'ai longuement pensé et rêvé pouvoir,  comme il est arrivé de temps à autre, ouvrir les yeux le matin et me rendre compte que je n'étais pas seule mais auprès de la personne qui me ravissait chaque jour. J'ai longtemps aperçu ton visage et je trouvais cette photo plutôt belle mais il se peut que je me sois trompé dans mes rêves et qu'un jour ce visage ne soit plus le tien.

C'est le Ciel qui m'enverra un signe, et le temps qui calmera ma peine. Et puis peut-être qu'un jour entre quatre yeux, nous nous dirons ces paroles qui nous ont toujours fait défaut.
Par Laurinou - Publié dans : Les sentiments
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 00:02

Je levais les yeux vers le ciel, à la recherche d'une étoile filante ou d'une étoile qui scintillerait plus que les autres. Je recherchais la preuve que quelque part dans cet infini céleste un être m'entendrait. Et dans le silence de mes prières, j'ai perçu une voix. Une voix qui savait ce dont j'avais besoin d'entendre et qui me répétait sans cesse ce que pendant des mois, j'avais tenté de refouler. J'écoutais cette voix forte et majestueuse. Elle désirait me voir un jour ou l'autre Lui révéler ces mots alors je l'écoutais :

Dis-lui que votre rencontre t'a bouleversée ;
Qu'en pensant découvrir un personnage impétueux et orgueilleux
Tu as été ébranlée par son charme et son regard sur ton corps imparfait.
Dis-lui que pendant des mois, il a ravivé le bonheur dans tes yeux.

Dis-lui que les erreurs sont pardonnables

Et les obstacles surmontables.
Dis-lui que tu aimes sa présence et le son de sa voix,
Que ces deux choses sont bien trop rares avec toi.

Dis-lui que tu es une femmes plutôt déçue
Qui avait vu en lui un remède à tes maux.
Patiente, Tolérante, Ouverte, tu ne supportes plus
Ses silences, disparitions et projets tombées à l'eau.

Dis-lui que c'est la communication qui fait défaut
Qu'à trop taire ce que l'on fait, on ne vous croit plus trop.
Dis-lui que, tristement, vous vous souvenez plus des bas que des hauts;
Que vous niez vos sentiments et que les avouez, parfois, il faut.

Dis-lui que tu te sais ne pas être la seule dans sa vie -
Un enfant a besoin de plusieurs jouets pour s'amuser -
Dis-lui que s'il pense encore à toi quand il aura grandi,
Tu seras encore là pour tenter d'adoucir son monde et le colorer.

Dis-lui que si le temps passe et le désir aussi,
Il te sera difficile de n'être que ce qu'on appelle "amie"
Mais que tu répondras toujours présente au beau milieu de la nuit
S'il est triste,seul ou qu'il s'ennuie.

Dis-lui que tu le vois plus tendre qu'il ne parait,
Doux, avec un brin de folie, caché bien trop souvent,
Qu'il ne lui faudrait qu'un beau sourire et quelques paroles acidulées
Pour faire tomber les femmes, une à une, en un rien de temps.


Dis-lui qu'il te manque, qu'il te rend folle
De bonheur parfois et de rage aussi; qu'il crée en toi des scénarios poivre et sel
Que tu te souviens de chaque moment simple ou sensuel
De chaque conversation, agréable ou cruelle.

Dis-lui que tu aimes ses excuses dissimulées
Comme tu espères qu'il aime tes bouderies jalouses;
Preuves non dévoilées de l'importance que l'un pour l'autre, vous éprouvez.
Mais dis-lui, que s'il ne gagne pas ta confiance, tu ne seras jamais heureuse.

Dis-lui: "Rassure-moi!", "Embrasse-moi!", et pourquoi pas "Prends-moi!"
Dis-lui: "Je veux une "relation" sans guillemets avec toi".
Dis-lui: "Je veux être ta confidente, ton amante, une de tes sources de joie".
Dis-lui: "Regarde la perle que tu tiens, pourquoi n'en veux-tu pas?"

Dis-lui que tu as peur qu'il te blesse à nouveau
Mais que tu crois en lui, en ses envies, en ses projets,
Que tu sais qu'il peut, comme toi, améliorer ses défauts.
Dis lui que tu ne veux surtout pas le changer.

Dis-lui qu'il te plaît tel qu'il est
Que tu as compris que tu ne seras jamais une de ses priorités
Que c'est triste, même injuste, mais que tu peux l'accepter.
Dis-lui qu'il ne tient qu'à lui d'y remédier.

Dis-lui je ne sais pas, n'importe quoi
Qu'il réfléchisse à son attitude
Qu'il se demande ce qui te plairait rien qu'une fois
Et que vous vous surpreniez pour ne pas causer de lassitude.

Dis-lui qu'une belle preuve d'affection
Commencerait par la fierté de t'avoir comme compagne
Et dire à toute la gente féminine que tu es sa seule relation.
Dis -lui plein de belles choses, pour que tu le regagnes.

Dis-lui face à face en lui tenant la main
Toutes ces paroles que tu écris et retiens.
Dis-lui mais ne tente rien,
Et vois si, vers toi, il revient.

Dis-lui que peu importe ce que les autres disent
Qu'il te fait pleurer et souffrir,
Tu ne lui en tiendras pas rigueur si à l'avenir, il s'avise
De faire au mieux pour te faire plaisir.

Dis-lui que tu mérites le meilleur
Pour ce que tu peux apporter et offrir.
Dis-lui qu'on ne choisit pas celui qu'on a dans le coeur
Et qu'il est celui qui le fait battre un peu plus fort.

...

Mais ne lui dis surtout jamais
Que tu l'aimes, oh non surtout pas!
Car devant ces paroles il te fuirait
Plus qu'il ne le fait déjà.

Non! Garde-toi, si tu le penses, de le lui dire
Pour te préserver d'une désastreuse réaction.
Il risquerait de tourner les talons ou pis, de rire.
Alors tais-toi! C'est l'homme de ta vie qui te dira ces mots pleins d'émotions.

Mais Laurinou, je suis cette voix en toi et je peux t'assurer :

Qu'un jour tu te diras
S'il s'engage, se fiance, fait sa vie avec une autre que toi
Oui tu te diras,
Que cet homme perdu était fait pour toi.
Par Laurinou - Publié dans : L'amour
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